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Pour illustrer ce qu'il ne faut pas faire, prenons un exemple (qui est très proche de la réalité), de Kevin.
Kevin, 18 ans, est un type normal. Il est en licence de droit, son niveau est moyen. Il a des amis avec qui il s'entend bien, est relativement intéressant, fait un peu de sport et à un physique banal. (Ni spécialement beau, ni spécialement moche)
Bref, Kevin est monsieur tout le monde.
Kevin est un garçon poli, il est aimable avec les gens, évite autant que faire se peut les embrouilles et également de se faire remarquer, sans être spécialement transparent.
Kevin respecte son prochain et tout particulièrement le FEMMES.
Il éprouve pour elles un sentiment mêlé d'admiration et de compassion : elles souffrent tellement, le monde, la société, impitoyables et cruels, exigent tant d'elles. . . Kevin est plein de bonnes intentions envers les femmes et n'a qu'une seule envie : leur crier son amour et son envie de toutes les protéger. A priori, pas de quoi lui reprocher quoique ce soit, à ce niveau là, et le monde gagnerait sans aucun doute à ce que plus de gens soient comme lui.
Seulement, malheureusement pour lui, il n'a jamais spécialement pu le faire puisqu'il n'a eu qu'une seule copine il y a quelques années et ils ne sont resté ensemble qu'une semaine.
Mais c'est fini, maintenant Kevin a une chérie!
Il y a quelques jours lors d'une sortie en boite (Kevin déteste les boites, en plus il ne sait pas danser, mais il avait fini par se laisser convaincre ce jour là) Kevin a rencontré un fille, Marjolaine.
Du coup Kevin est aux anges, il ne sait plus tellement comment il à fait mais toujours est-il qu'il a récupérer son numéro. (même si c'est plutôt elle qui le lui a proposé)
Comme ils ne peuvent pas se voir en semaine, Kevin l'a mis dans ses 3 numéros orange illimités. (il a viré sa soeur, il ne l'appelait jamais de toute façon) ll n'y a que lui qui l'appel mais peu importe : il comprend que sa nouvelle chérie n'a pas forcément le temps de lui répondre à chaque fois et de toute façon ce qui compte c'est de lui montrer à quel point il est heureux qu'ils soient ensemble.
Kevin sent bien le coup, de plus à force d'avoir écouter ses amies filles se plaindre des mecs ("y'en a marre, pourquoi on tombe que sur des connards?") il sait parfaitement ce que les femmes recherches : un mec doux sensible et attentionné, et surtout pas un connard.
Kevin est content : il est l'exemple typique que toutes les filles réclament!
Pour leur premier rencart, Kevin lui a donné rendez-vous dans un petit bar sympa. En plus il n'est pas loin d'où habite Marjolaine, ce qui est une attention plutôt gentille.
Après être arrivé une demi-heure à l'avance, Marjolaine, elle, arrive une demi-heure de retard.
- Marjolaine : "Salut, excuse moi, je suis en retard, ma voiture ne démarrait plus"
-Kevin : “Heuuu... Ahh ben merde, je suis désolé, bien sûr que non je t'en veux pas. . . Heuu. . . tu veux commander ? ”
Kevin est nerveux, ne sait pas où mettre ses mains, ni quoi faire avec : doit-il caresser celles de Marjolaine? Il a déjà vu faire ça à la télé... Oui mais si elle ne veut pas ?
Doit-il lui faire du pied ? Rah bordel pourquoi personne lui a jamais appris ça ? Dans sa confusion, il n'a même pas remarqué que Marjolaine lui avait *juste* fait la bise en arrivant.
La conversation est laborieuse, kevin bafouille quelques fois et les silences gênés sont assez souvent présent. Elle s'ennuie un peu, et Kevin stresse de plus en plus. Ça a l'air plus facile dans les films.
Au bout d'un moment la nuit commence à tomber et Kevin invite Marjolaine au restaurant.
Marjolaine accepte, après tout on ne sait jamais. (et en plus elle a faim)
Kevin règle l'addition.
Arrivé au resteau, Kevin se précipite à ses devants pour lui tenir la porte (sympa), se précipite devant elle pour lui tirer la chaise (classe !) et choisit pour elle ce qu'elle va prendre (comme dans les films). . .
- Marjolaine : "Non mais j'ai vraiment pas faim je t'assure, une salade ça ira. . ."
- Kevin : "Non non, attends faut vraiment que tu goûtes ça, si tu connais pas tu vas adorer ! <<Une Chipolatas grillées sur lit de pâtes et julienne de légumes s'il vous plait monsieur>>”, dit-il au serveur vaguement amusé (et qui fait de l'oeil à Marjolaine).
Marjolaine remercie, un peu gênée, en se demandant si finalement, ce rencard était une bonne idée. La repas se déroule lui aussi dans une ambiance inconfortable, rythmée par le long monologue de Kevin, qui explique à Marjolaine les subtilités de la bourse, et essaie de lui faire apprécier l'intérêt des options, puis enchaîne sur son PEL et ses projets d'avenir. Kevin est un mec sérieux, il a déjà tout prévu. « Si tu veux, après je t'emmènerai voir le terrain. . . là mes parents y mettent la caravane, mais un jour il sera à moi, et je pourrai y faire construire ma maison . . . la mienne et celle de la femme qui partagera ma vie ». Marjolaine acquiesce en roulant des yeux (« et après il faudra vraiment que j'aille vomir »).
Puis, entre un exposé sur l'insupportable perte de vitesse du romantisme, qui à son sens traduit assez bien l'état avancé de décrépitude et de la décadence de la société, et sa passion pour le jazz, Kevin la prend par surprise.
- Kevin : “J'ai un petit quelque chose pour toi. . . ”
Marjolaine s'attend au pire.
- Kevin : “Oui, voila, je trouve que tu es une fille géniale, et donc voila, pour marquer le coup, pour partir du bon pied, je me suis dit que je pourrais t'offrir un petit quelque chose...Alors voilà, c'est trois fois rien.... »
- Marjolaine: (Aaaaargh il va me demander en mariage au secours !!) “Nan attends je peux pas accepter, tu rigoles c'est trop . . . ”
- Kevin : “Nan nan allez fait pas ta difficile : je sais ce que vous les femmes vous supportez au quotidien, et je veux que tu saches que tu as trouvé un mec qui sera toujours là pour toi, quoiqu'il arrive. . . ”
Et pouf, il lui sort une bague, acheté sur ebay, et qu'il gardait dans son tiroir de commode depuis des années, dans l'attente d'une soirée comme celle-ci.
Marjolaine feint le ravissement : <<Merci tu es trop mignon (au secours sortez moi de là)>> et lui fait la bise.
Du coup, Kevin obtient de Marjolaine qu'il la raccompagne chez elle. Kevin ne parle pas trop dans la voiture : il se concentre sur sa conduite. Il n'a pas envie que sa copine le prenne pour un irresponsable qui fait n'importe quoi pour épater les nanas. Il est bien décidé à ne faire aucune erreur. Pour l'impressionner, lui montrer qu'il est un mec cultivé, il lui a mis un CD de Miles Davis. Pour autant qu'il puisse dire, elle semble apprécier.
Marjolaine est en enfer. Elle a passé une soirée horrible. Elle est assise dans le siège de la voiture, essayant de se faire oublier, elle se concentre sur ses vacances en Espagne - pas facile, l'autre blaireau lui a mis un CD de jazz : mais COMMENT peut-on aimer ça ? Bref.
Arrivés sur le pas de la porte de Marjolaine :
- Marjolaine : “Bon beeeeen c'est pas qu'il est tard, mais je me lève tôt demain j'aiiiii. . . heu. . . . piscine, faut que je sois en forme. . . Ah tiens au fait, la bague est trop grande, faudrait que tu la rapportes à la bijouterie pour la faire rétrécir ok ?”
- Kevin : “Ah heu... Ah bon t'es sûre ? Tu veux pas que je monte prendre un dernier verre ?”
- Marjolaine : “(lol t'as de l'espoir) Nan sérieux, j'adorerais, mais là je suis vraiment trop claquée, j'ai passé une super soirée, tu es un mec adorable, mais ça serait pas raisonnable. . . ”
- Kevin : “(merde) Ah bon. . . Bon je comprends, tant pis, on reporte à plus tard, ok ?”
- Marjolaine (ouais ok c'est ça) “Ok, on fait ça plus tard !”
- Kevin : “Je t'appelle”
- Marjolaine : “Ok ça marche, bisous bonne nuit”
-Kevin : “Bisous chérie, heu . . . (Kevin hésite un peu, et se lance : violons !) je. . . je t'aime-bye-a-plus.”
Marjolaine serre les dents et ravale son vomi.
Impressions à chaud
Rentré chez lui Kevin est extatique : il a car-to-né.
Quand ses potes entendront ça, ils seront verts de jalousie. En plus elle est trop trop bonne. Et devinez quoi ? Il a bien senti qu'il avait fait son effet, que la demoiselle n'était pas indifférente à ses charmes : il va se la faire, c'est sûr !
Kevin est plein d'orgueil : il prend enfin sa revanche sur tous ces connards qui font pleurer les filles, qui les baisent et les jettent juste après. Ce soir il n'éprouve que mépris envers eux, et a le sentiment d'avoir pris sa revanche sur la Terre entière.
Marjolaine, elle, souffle, adossée contre sa porte (verrouillée à double tour, on sait jamais, des fois qu'il revienne), les chaussures à la main, un peu étourdie, comme un boxer après le dernier round.
“Non mais attends, c'était quoi ce mec ? Une serpillière ?” Elle a rarement passé une soirée aussi merdique.
“Et le coup de la bague, au secours ! Il s'emballe un peu, faudrait pas qu'il se fasse ses films non plus : après c'est quoi, le mariage, les gosses, le labrador et la tondeuse dans le petit abri en bois, au fond du jardin ?”
Marjolaine se demande comment elle va faire pour s'en débarrasser – parce que les mecs comme ça, malheureusement, elle connaît : il va s'accrocher, pleurnicher, faire du chantage, c'est sûr, et en plus elle va devoir se taper le sentiment de culpabilité s'il essaie de se suicider.
Finalement, elle décide de se changer les idées : elle attrape son téléphone, et appelle ses copines. Vingt minutes plus tard, elle est en route pour les rejoindre en boite, histoire de rattraper cette soirée de merde.
Le rateau.
Deux jours plus tard, Kevin fronce les sourcils en lisant le texto qu'il vient de recevoir.
“Je suis désolée, ça va pas coller : vaudrait mieux qu'on prenne du recul, ça va trop vite, et je suis pas sûr d'être celle que tu mérites. Changes rien, tu es un garçon adorable, c'est juste que je pense que tu mérites mieux que moi. Je préfère qu'on en reste là et qu'on soit amis.”.
Assommé, Kevin se gratte la tempe. Il ne comprend pas.
Qu'est ce qui s'est passé ? Pourtant quand il l'avait au téléphone, tout avait l'air d'aller comme sur des roulettes : il l'appelait le matin pour lui dire qu'il l'aimait. . . Il lui envoyait un texto 2 fois par jours, et l'appelait dans la journée pour savoir comment allait “son petit sucre d'Orge”. . .
Kevin est largué, il ne comprend pas ce qui a merdé. Il a la vague impression de s'être fait rouler : “cette Marjolaine, elle s'est bien foutu de ma gueule !”.
D'ailleurs, c'est toutes des putes. Kevin en a marre. Si c'est comme ça, ce soir il se bourre la gueule à la bière avec ses potes : ce soir, c'est pizza console entre puceaux. Et après ils iront jouer à Warcraft dans un cyber.
Kevin est triste, déçu et énervé. Il en veut à toutes les femmes, il leur en veut d'être parfois si stupides, au point de ne pas savoir saisir leur chance quand un mec « bien » et plein de bonnes intentions se présente, et qui préfèrent invariablement le premier connard qui passe.
Et puis, il va encore passer pour un con et se faire vanner par ses potes...
Découragé, Kevin laisse tomber, malgré la douleur. La prochaine sera la bonne. Oui, mais quand ? Kevin ne préfère pas y penser : rester lui-même, c'est tout ce qui compte, le problème ne vient pas de lui, il fait tout comme dans les films. Et demain est un autre jour (qui sera en tout point semblable à celui-là).
Conclusions
Évidemment, le cas de notre ami Kevin est exagéré, c'est caricatural, nous sommes d'accord (encore que).
Mais franchement ? Vous n'avez pas un pote qui lui ressemble ? Peut être même que VOUS lui ressemblez... Non ? Allez, je sais bien que si : réfléchissez 2 minutes : vous connaissez forcément quelqu'un comme Kevin.
Son problème, ce n'est pas, contrairement à ce qu'il croit, qu'il n'a pas de chance ou qu'il ne rencontre pas les bonnes personnes : c'est tout simplement qu'il ne s'y prend pas comme il le faudrait, pour la bonne et simple raison que ses préjugés tenaces à propos des hommes, des femmes, de la drague et de la séduction faussent complètement sa personnalité et sa spontanéité.
Marjolaine n'est pas plus conne ou superficielle qu'une autre fille, et s'il avait su s'y prendre, peut être auraient-ils eu une histoire formidable. Des vacances au soleil, des après-midi câlins, des engueulades dans la cuisine, des cochonneries sur le canapé... etc. Kevin a eu sa chance, mais parce qu'il se méprend sur beaucoup de choses, il n'a pas su la saisir, là où un autre aurait trouvé son bonheur sans peine.
Seulement, combien de temps avant que Kevin accepte de reconnaître que le problème vient de sa façon de concevoir “tout ça” ?
Combien de temps avant qu'il ne s'en rende compte ?
Pour l'instant, il est persuadé d'avoir compris. D'avoir une longueur d'avance sur les “blaireaux” (qui, accessoirement, se trouvent des copines sans problèmes majeurs). Y'a un truc pas logique, mais Kevin ne voit pas d'où ça vient (et refuse d'admettre que ça coince).
Pour lui, c'est “la faute à pas de chance”... ou pire, c'est “la faute des autres”. Les filles sont connes.
Voilà l'histoire de Kevin est fini, maintenant place aux idées reçus.
A suivre dans les prochains articles !
Pour finir, si vous voulez progressez de manière concrète (et non de manière théorique comme avec ce blog) je vous conseille d'acheter la méthode présente sur http://comment-seduire-concretement.blogspot.com/
Il y a même, sur le blog que j'ai indiqué, une méthode spécial concernant la drague sur internet (sur Facebook et sur Skyrock) que j'utilise régulièrement !
A titre d'information la méthode de drague online m'a permis de rencontrer 5 filles sur les 4 derniers mois (en y consacrant une heure par soir tout de même).
Et maitenant place aux prochains articles !
Articles qui, bien que nécéssaire, ne sont que théorique et non pratique comme les méthodes sur le blog que je vient d'indiquer.